Agriculture et développement rural

 
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L’agriculture bas-alpine est diverse en épousant et valorisant les différents territoires

Les Alpes de Haute-Provence présentent une grande diversité dans leur géographie et leurs productions agricoles. Zone de transition entre la Provence littorale et le massif alpin, le département est soumis à des influences à la fois méditerranéennes et montagnardes. Il en résulte des petites régions agricoles aux caractéristiques contrastées :

- le Val de Durance, espace le plus peuplé et le plus actif du département, dont les terres riches et irriguées sont consacrées aux cultures fruitières, légumières et céréalières,

- le Plateau de Valensole, à l'est de la Durance où les céréales, principalement le blé dur, les oléagineux et le lavandin se sont développés,

- le Plateau de Forcalquier, à l'ouest de la Durance, où sont pratiquées diverses cultures, depuis la vigne (Coteaux de Pierrevert) jusqu'aux fourrages en passant par les productions légumières (melons, asperges, salades...) et les plantes à parfum,

- le Sisteronnais, situé dans le prolongement de la vallée de la Durance présente un relief accidenté. Les fonds de vallées sont occupés par des vergers et les reliefs sont pâturés par l'élevage ovin. L'agneau de Sisteron apporte sa notoriété à l'abattoir de Sisteron, le 1er de France sur les ovins et de dimension européenne,

- la Montagne de Haute-Provence couvre près des deux tiers du département. C’est un territoire pastoral où le mouton est la principale production. Le nord du département concentre l’essentiel de l'élevage de bovins. Dans les hautes vallées de l'Ubaye et du Verdon, la transhumance valorise de larges espaces.

Le département comptabilise 2 060 exploitations agricoles dont environ 1 200 sont des exploitations dites « professionnelles », soit 11 % des exploitations de la région PACA. Le département compte environ 3000 emplois agricoles à temps plein dont 1900 emplois de dirigeants et 460 de salariés permanents.

La forêt est majoritaire sur le territoire avec un taux de boisement de 60 %. Les surfaces agricoles couvrent 190 000 ha, soit 27 % du département dont plus de la moitié sont des surfaces toujours en herbe et moins d’un quart 20 600 ha (23%) sont irrigables. Ces surfaces sont particulièrement orientées vers la production de grandes cultures, dont les plantes à parfum. (1er département producteur d’essence de lavandin et 2éme pour l’essence de lavande, sur le plan national). L’élevage est la 2éme orientation avec une exploitation sur 4 spécialisée dans l’élevage d’ovins et de caprins.

La surface agricole utilisée (SAU) moyenne est de 74 ha (hors pâturage collectifs), ce qui est légèrement supérieur à la moyenne régionale de 31 ha du fait de la prédominance des grandes cultures et de l’élevage. La SAU certifiée « agriculture biologique » ou en conversion s’étend sur 42 151 ha soit 27,4 % des surfaces agricoles des AHP (513 exploitations engagées), ce qui en fait le 3éme département au niveau national.

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