Sécurité publique et évolution de la délinquance

Présentation du bilan 2017 de la sécurité dans les Alpes-de-Haute-Provence

 
 
Présentation du bilan 2017 de la sécurité dans les Alpes-de-Haute-Provence

Le jeudi 1er février 2018, Bernard GUÉRIN, préfet des Alpes-de-Haute-Provence, a présenté le bilan 2017 de la sécurité dans le département, en présence de Stéphane KELLENBERGER, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Digne-les-Bains, du commissaire de police Charles BOLF, Directeur Départemental de la Sécurité Publique des Alpes-de-Haute-Provence et du Lieutenant-Colonel Thomas LECORVAISIER, Commandant en second du groupement de gendarmerie départemental.

Si l’année 2017 a été épargnée en termes d’attentat de masse en France, la nature de la menace a véritablement évolué avec une menace moins exogène, mais de plus en plus endogène. La lutte contre le terrorisme est demeurée prioritaire dans l’action des forces de sécurité. 20 attentats ont ainsi pu être déjoués sur le territoire national.

 

Évolution de la délinquance

Mobilisés par Vigipirate, l’état d’urgence et la prévention de la radicalisation, les forces de l’ordre ont néanmoins poursuivi leur lutte contre la délinquance.

Les résultats sont plutôt bien orientés en la matière, avec une nette baisse de la délinquance d’appropriation mais une augmentation des violences aux personnes non crapuleuses.

Ces évolutions se rapprochent des tendances nationales déjà constatées depuis 2016, avec :

  • une très nette diminution des atteintes aux biens (55% des faits de délinquance contre 59% en 2016) ;
  • une hausse des violences aux personnes, après un fléchissement en 2016 (+1%) :
    • en particulier, 35% des violences aux personnes sont commis au sein de la sphère intrafamiliale (coups et blessures volontaires, viols et violences sexuelles, faits de menaces et chantages) ;
    • les femmes représentent 76% des victimes de violences aux personnes.
  • une augmentation des escroqueries et infractions économiques et financières (EIEF) (+7%).
 

La sécurité routière

Par rapport à 2016, les chiffres provisoires de l’année 2017 indiquent une hausse du nombre d’accidents, de blessés mais également une hausse des accidents mortels et des tués (25 accidents mortels contre 22 accidents mortels en 2016 et 2015).

Les usagers de voitures de tourisme sont toujours les plus impliqués, et représentent deux tiers des accidents corporels du département.

Dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, les trois principales causes relevées sont :

  • la vitesse excessive eu égard aux circonstances, dans 34 % des accidents ;
  • la conduite d’un véhicule sous l'emprise de psychotropes :
    • sous l’emprise d’un état alcoolique, dans 13 % des accidents ;
    • sous l’emprise de produit stupéfiants, dans 6 % des accidents ;
  • le non-respect des règles de priorité, dans 11 % des accidents.

 Les projets soumis au Plan Départemental d’Actions pour la Sécurité Routière (PDASR) étaient inscrits dans les enjeux identifiés dans le département :

  • les deux-roues motorisés ;
  • les jeunes ;
  • les usagers vulnérables ;
  • les seniors
  • lutte contre le non-respect des règles du code de la route ;Lutte contre la vitesse excessive et/ou non adaptée ;
  • Lutte contre la conduite sous influence de produits psychotropes (alcool, drogues, médicaments)

 Le bilan chiffré du PDASR 2017 est le suivant :

  • 148 actions financées (soit 232 jours d’actions de terrain) ;
  • 17 462 personnes sensibilisées à la sécurité routière ;
  • un budget de 50 926,00 €
 

La Police de Sécurité du Quotidien

Avec la Police de Sécurité du Quotidien, le gouvernement s’est engagé dans une évolution des missions de la police et de la gendarmerie pour répondre à la priorité des Français : la sécurité.

C’est tout l’enjeu de la large concertation lancée par le Ministre de l’Intérieur Gérard COLLOMB en octobre dernier et qui vient de s’achever : entendre les propositions en partant du terrain.

Pour répondre à cette ambition, cet impératif doit aujourd’hui être replacé au cœur de la mission confiée à la police et à la gendarmerie autours de trois fondamentaux : la satisfaction des besoins des usagers, leur protection et la résolution de leurs problèmes.

La Police de Sécurité du Quotidien doit répondre à 5 grands objectifs pour renforcer l’efficacité des forces de l’ordre dans leur quotidien

  • Une police et une gendarmerie recentrées sur leurs missions premières
  • Une police et une gendarmerie respectées avec des agents mieux équipés et mieux protégés,
  • Une police et une gendarmerie « sur-mesure » qui apporteront à chaque territoire de l’hexagone et d’outre-mer la réponse la plus adaptée pour restaurer la tranquillité,
  • Une police et une gendarmerie connectées pour plus d’efficacité et plus de facilité
  • Une police partenariale qui travaillera avec tous. Les acteurs, publics ou privés, doivent travailler ensemble, et pas côte à côte.

Afin d’atteindre ces objectifs, au-delà du déploiement de moyens humains et matériels, la mise en œuvre de la Police de Sécurité du Quotidien s’appuiera sur différents leviers : la réforme de la procédure pénale, la simplification des procédures (allégement de tâches administratives, transferts de missions, mutualisations), la dématérialisation des procédures, la forfaitisation, le renforcement de la protection des forces de l’ordre et l’amélioration de la conduite des interventions (renforcement de la formation, accompagnement professionnel).

Le préfet des Alpes-de-Haute-Provence a rappelé qu'une stratégie locale pour la mise en œuvre de la Police de Sécurité du Quotidien dans le département sera définie dans les prochaines semaines.

Chiffres et informations complémentaires

> DP - Presentation du bilan Securite 2017- 01 fev 2018 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,58 Mb