L'échelle européenne de risque d'avalanche

 
 
Cette échelle est destinée à l'ensemble des personnes pratiquant la montagne l'hiver en dehors des pistes balisées et ouvertes.

L'échelle européenne de danger d'avalanche avec recommandations  existe depuis 1993  et a été construite par un groupe d’experts des services de prévision du risque d’avalanche des Pays de l’Arc alpin. Elle est utilisée par tous les pays de l’Europe occidentale.L'échelle européenne de risque d'avalanche comporte 5 niveaux de risque définis par une évaluation de la stabilité et de ses conséquences en terme de probabilité de déclenchement d'avalanche. Aucun des indices de risque n'est à négliger. En montagne le risque 0 n'existe pas et le danger auquel s'expose le skieur, le surfeur ou le piéton avec ou sans raquettes, croît avec la valeur des indices.Le risque d'avalanche n'étant pas un paramètre mesurable, chaque indice de l'échelle traduit non pas ce qui va se produire, mais ce qui peut se produire avec la meilleure probabilité, eu égard à l'analyse de la situation et à l'état des connaissances.

Le tableau de l'échelle  est accessible sur le site de Météo France.

> A l’attention du public pratiquant la montagne hors des pistes balisées et ouvertes

avalanche - illustration 8 échelle européenne risque avalanche

(*) Les caractéristiques de ces pentes sont généralement précisées dans le bulletin : altitude, exposition, topographie...
(**) Surcharge indicative : - forte : par exemple, skieur groupés... - faible : par exemple skieur isolé, piéton...
(***) Pentes particulièrement propices aux avalanches en raison de leur déclivité, la configuration du terrain, la proximité de la crête...
Le terme «déclenchement» concerne les avalanches provoquées par surcharge, notamment par le(s) skieur(s).
Le terme «départ spontané» concerne les avalanches qui se produisent sans action extérieure.

avalanche - illustration 9 niveau risque avalanche

La vulnérabilité humaine vis-à-vis des avalanches est particulièrement forte dans les secteurs habités ou fréquentés, comportant :

  • Des terrains de sports de montagne en stations ou non (domaines skiables et hors-piste). En station, leur sécurité relève de la responsabilité conjointe de l’exploitant et du maire. Ce dernier peut éventuellement fermer des pistes menacées.
  • Des habitations. Elles sont sous la responsabilité de la commune qui peut entreprendre des travaux de protection dans la mesure où ceux-ci ne sont pas hors de  proportion avec ses ressources. Le maire a le pouvoir et le devoir de faire évacuer les zones menacées.
  • Les voies de communication communales, départementales et nationales. Elles sont placées respectivement sous la responsabilité de la commune, du département et de l’État.

En dehors du risque d’avalanche, certaines communes de montagne peuvent être paralysées par de fortes chutes de neige, qui se produisent sur un court laps de temps. Les voies de communication et les réseaux (électricité, téléphone…) peuvent alors être coupés, entraînant l’isolement des populations et perturbant les activités humaines.