Généralités sur le risque minier

 
 
Une mine est un gisement de matériaux (or, charbon, sel, uranium…). De nombreuses concessions minières ont été octroyées au cours des siècles. Il en résulte la présence de nombreuses cavités souterraines artificielles plus ou moins profondes présentant des risques d’effondrement.
Risque minier - illustration 1 fontis

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> Qu'est-ce-que le risque minier ?

Depuis quelques décennies, l’exploitation des mines s’est fortement ralentie en France, et la plupart sont fermées. Le risque minier est lié à l’évolution de ces cavités d’où l’on extrait charbon, pétrole, gaz naturel ou sels (gemme, potasse), à ciel ouvert ou souterraines, abandonnées et sans entretien du fait de l’arrêt de l’exploitation. Ces cavités peuvent induire des désordres en surface pouvant affecter la sécurité des personnes et des biens.

Dans l’exploitation de la ressource minérale, on distingue :

  • les mines (à ciel ouvert ou souterraines), d’où l’on extrait des matériaux stratégiques (métaux tels le fer, l’or, le cuivre ou l’uranium ; combustibles tels le charbon, le pétrole et le gaz naturel ; sels tels le gemme ou le potasse) ;
  • les carrières (à ciel ouvert ou souterraines), qui exploitent des matériaux de construction (calcaire, craie, sable, gravier, argile, roches massives, gypse [pierre à plâtre], etc.) et des matériaux dits « industriels » telle la silice.

> Comment se manifeste-t-il ?

Les manifestations en surface du risque minier sont de plusieurs ordres en fonction des matériaux exploités, des gisements et des modes d’exploitation.
On distingue :

  • Les mouvements au niveau des fronts de taille des exploitations à ciel ouvert pouvant survenir pendant ou longtemps après l’arrêt des travaux : ravinements liés aux ruissellements, glissements de terrain, chutes de blocs, écroulement en masse.
  • Les affaissements progressifs d’une succession de couches de terrain meuble avec formation en surface d’une cuvette d’affaissement, les tassements.
  • L'effondrement généralisé par dislocation rapide et chute des terrains sus-jacents à une cavité peu profonde et de grande dimension.
  • Les fontis avec un effondrement localisé du toit d’une cavité souterraine, montée progressive de la voûte débouchant à ciel ouvert quand les terrains de surface s’effondrent.

Par ailleurs le risque minier peut se manifester par des phénomènes hydrauliques (inondations…), des remontées de gaz de mine, des émissions de rayonnements ionisants et des pollutions des eaux et du sol (voir chapitre suivant).

> Les conséquences sur les personnes et les biens

Les mouvements de terrain rapides et discontinus (effondrement localisé ou généralisé), par leur caractère soudain, augmentent la vulnérabilité des personnes. Ces mouvements de terrain ont des conséquences sur les infrastructures (bâtiments, voies de communication, réseaux), allant de la dégradation à la ruine totale. Les affaissements en surface provoquent des dégâts bâtimentaires avec fissurations, compressions, mise en pente.

Les travaux miniers peuvent perturber les circulations superficielles et souterraines des eaux : modifications du bassin versant, du débit des sources et des cours d’eau, apparition de zones détrempées, inondations en cours ou à l’arrêt du chantier (notamment à cause de l’arrêt du pompage ou de l’ennoyage des galeries).

Les vides laissés par la mine constituent un réservoir de gaz qui peuvent occasionnellement remonter à la surface et exploser (coup de grisou du méthane) ou être à l’origine de toxicité, d’asphyxies (CO2, CO, H2S) ou d’émissions radioactives cancérigènes (concentration significative de radon dans des anciennes mines d’uranium, de charbon et de lignite).

Enfin l’activité minière s’accompagne assez fréquemment de pollutions des eaux souterraines et superficielles et des sols du fait du lessivage des roches et des produits utilisés (métaux lourds tels mercure, plomb, nickel …).

> Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur le risque minier, consultez le site du Ministère MEEM :