Actualités

Cérémonie du 19 mars en souvenir des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc

 
 
Cérémonie du 19 mars présidée par Olivier JACOB, préfet des Alpes-de-Haute-Provence

Mardi 19 mars 2019, Olivier JACOB, préfet des Alpes-de-Haute-Provence, a présidé à Digne-les-Bains la cérémonie du 19 mars en souvenir des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc, en présence de nombreux élus du département.

À cette occasion, Olivier JACOB a décerné la Croix du combattant à Jean-Yves MARCHAND, président de la FNACA des Alpes-de-Haute-Provence.

 
DSC_0133_WEB
 

Le préfet a lu le message de Geneviève DARRIEUSSESCQ, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, avant de procéder au traditionnel dépôt de gerbe.

   
DSC_0151_WEB
DSC_0167_WEB
   
DSC_0180_WEB
   

Par la loi du 6 décembre 2012, le 19 mars a été institué « Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ». Le 19 mars est le jour anniversaire du cessez-le-feu en Algérie.

 

Dans l'arrondissement de Castellane, Christophe DUVERNE, sous-préfet, a présidé la cérémonie à Saint-André-les-Alpes, en présence du premier Adjoint au more, de M. SIMON, responsable local de la FNACA, du Commandant PONS, commandant de la compagnie de gendarmerie de Castellane.

À cette occasion, le sous-préfet a décerné la Croix du combattant à cinq récipiendaires.

CASTELLANE - 3

> MESSAGE - Journée nationale 19 mars 2019 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,27 Mb

Message de Geneviève Darrieussescq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées

« Se souvenir, se recueillir, rendre hommage, faire mémoire ! Tel est le sens de la journée nationale du 19 mars. Telles sont les raisons pour lesquelles les Français se rassemblent aujourd’hui.

Nous nous souvenons de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ; de la souffrance ; des drames qui ont endeuillé de part et d’autre la Méditerranée.

Nous nous recueillons en mémoire des victimes militaires. Ils étaient appelés et rappelés du contingent, militaires de carrière, forces de l’ordre, de métropole ou d’Afrique du Nord. Ils étaient aussi membres des forces supplétives et assimilés. 25 000 sont morts pour la France, 70 000 ont été blessés. Tous ont fait leur devoir avec courage et dévouement.

Nous nous recueillons également en mémoire des victimes civiles : hommes, femmes et familles, de toutes origines et de toutes confessions.

Le 19 mars 1962, c’est la fin tant attendue des combats. C’est la promesse d’un retour dans leurs foyers pour des milliers de soldats français. Près de deux millions d’appelés et de rappelés ont servi en Afrique du Nord, pendant 18, 28 ou 30 mois. Etudiants, jeunes cadres, ouvriers, paysans, employés, ils venaient de toutes les strates de la société française.

Aucun d’entre eux n’a oublié. Ceux qui en sont revenus sont souvent restés marqués par ce qu’ils ont vu, par ce qu’ils ont vécu, par la spirale dramatique de la guerre d’Algérie.

Le 19 mars 1962, l’indépendance d’un pays se préparait.

Au soulagement des uns fait écho la détresse des autres. La violence se transforme mais frappe encore. Des drames se nouent, des représailles éclatent.

La déchirure se concrétise pour des familles entières. Elles quittent leur terre natale - une terre aimée - pour refaire leur vie dans un pays que, pour la plupart, elles ne connaissaient pas.

Ces événements ont profondément bouleversé notre pays et notre société. Nous en sommes les héritiers aujourd’hui.

Certes, la mémoire de la guerre d’Algérie est plurielle et complexe. Certes, elle est parfois encore brûlante. Mais, elle est une part de notre identité commune. En la considérant avec vérité, nous y trouverons des leçons d’espérance ainsi que des appels à la paix et à la tolérance.

Voilà pourquoi il est essentiel que nous continuions à apporter à nos enfants, aux jeunes générations, des clefs de compréhension.

Voilà pourquoi il faut continuer, inlassablement, à témoigner, à expliquer, à faire savoir.

Voilà pourquoi nous nous réunissons aujourd’hui. »